Category Archives: Au fil des jours

Urma Thurman

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Pourquoi est-elle si belle?Ah! Pourquoi? Pourquoi?

Le bio et le cancer

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Pesticides et défenses immunitaires des plantes
envoyé par DjamelitoSante. – Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Nouveautés

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Oui, je sais… Ça fait bien mille ans que je n’ai pas blogué. En plus, les vacances approchent et je m’extirpe de la torpeur menuisière pour dire que nous avons créé des nouveautés pour La Maison de Noemie. Voilà! J’ai tout dit et retourne à mes bouts de bois!

Ah si! Je serai bientôt une STAR INTERNATIONALE! La preuve en images : 

Des nouveautés…

A bientôt!

Les bleus

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Eh oui…

Ce mec est fort…

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J’adore JCV! Il a vraiment une sagesse hors du commun. Lis ça! Si t’es aware, ça va l’faire… :)

dit :

« J’adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes c’est doux et salé, fort et tendre, comme une femme. Manger des cacahuètes, it’s a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuètes c’est le mouvement perpétuel à la portée de l’homme. »

La Grèce… qui s’engraisse?

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Post vu en Une

Daniel Cohn-Bendit : « On prête de l’argent à la Grèce pour qu’ils achètent nos armes »

Qui? Daniel Cohn-Bendit, euro-député écologiste sur BFM-TV.

Le contexte : Le leader d’Europe-Écologie revenait sur l’accord trouvé ce week-end pour aider la Grèce, avec un pret de 110 milliard d’€ sur 3 ans. En pointant du doigt les 4,9 milliards d’euros dépensés par Athènes pour son budget militaire, soit 2,8% du PIB, plus que la Belgique, l’Allemagne ou la France (en proportion) souligne Le Temps. Et la Grèce n’a pas l’intention d’effectuer de coupes sombres dans ce budget alors que les retraites ou les salaires ont souffert.

Bonus track : « Mais ce dont on ne parle pas, c’est qu’au moment où on négocie une cure d’austérité avec la Grèce, on les oblige à acheter des sous-marins allemands, des avions franco-allemands etc…. »

« Au lieu de s’attaquer à un des grands problèmes de la Grèce qui est le budget militaire, on ne s’attaque qu’à une autre partie (..) »

« On prête de l’argent à la Grèce pour qu’ils achètent nos armes, et je trouve cela aberrant. »

(Images : BFM TV)

Ils défendent leur production militaire

« Pourquoi la France, pourquoi l’Allemagne ne s’attaquent pas avec les Grecs à ce problème? (…) parce que la France et l’Allemagne défendent leur production militaire »

« Parce que si les Grecs achetaient moins d’armes, les Français, les Allemands et d’autres ont peur que les turcs achètent moins d’armes »

Une saloperie

« On pourrait dire, si on parlait un peu français à la radio, c’est une saloperie »

Page dans son contexte sur www.lepost.fr

Journée de la grenouille

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Ne les oubliez pas! Elles ont forgé votre enfance. Les grenouilles sont en danger. Quoi? Elles aussi?

Soit comme tu es! – Yangjin Lamu

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OGM

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La Commission Européenne vient d’autoriser la culture d’OGM en Europe, ignorant les préoccupations des citoyens. Je viens de signer une pétition appelant à une recherche scientifique indépendante et à un moratoire sur le développement des OGM. Avec 1 million de signatures, nous avons la possibilité de présenter une proposition de loi à la Commission Européenne. Signez ci-dessous et allons jusqu’à 1 million :

http://www.greenpeace.fr/petition-ogm-europe

Merci!

Finance : la grande illusion

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La crise n’a rien changé au travail — et aux bonus — des traders. Ce qui est déjà énervant. Mais quand l’un d’entre eux explique sans ciller que les dirigeants politiques sont à la fois impuissants et inféodés à la finance mondiale, on a de quoi être glacé. C’est ce qui est arrivé à SuperNo.


Flickr - CC

Flickr – CC
Marc Fiorentino est trader, et fier de l’être. J’avais déjà parlé de lui, et pas en bien, ici.

Mais on doit au moins lui reconnaître deux choses : d’abord ne pas varier dans ses déclarations, puisqu’il affirmait déjà il y a un an que rien n’avait changé dans la finance mondiale; et de ne pas pratiquer la langue de bois lorsqu’il est devant un micro.

La preuve hier midi, chez Bernard Thomasson sur France Info. Il était invité à parler de Goldman Sachs, la plus célèbre des banques d’affaires de Wall Street. Elle est visée par un nouveau scandale, après avoir été montrée du doigt en Europe pour avoir poussé la Grèce au surendettement (avant accessoirement de spéculer sur sa chute), Goldman Sachs est désormais traînée en justice aux Etats-Unis pour avoir conseillé à des pigeons clients d’investir dans des produits financiers pourris, tandis qu’ils recommandaient à un autre client plus lucratif, un hedge fund, de spéculer à la baisse sur ce même produit.

Fiorentino commence par dédouaner d’une certaine manière Goldman Sachs, arguant du fait que son comportement, pour scandaleux qu’il soit, n’a rien de très différent de celui de ses concurrents. En gros, tout le monde fait la même chose, dans le même but : le maximum de profits dans le minimum du temps, la fin justifiant les moyens.

L’ensemble de l’interview est intéressante, mais à partir de 8mn45 environ, ça devient grandiose. Voici la retranscription intégrale de la fin.

Bernard Thomasson : «Quel avenir pour Goldman Sachs, il y a un risque réel, pour eux

Marc Fiorentino : «Non, aucun, je pense qu’on va se retrouver dans une… On est dans la commedia dell’arte, hein, on est dans le grand guignol, là, tout le monde va hurler, tout le monde va pousser des cris, d’ailleurs je…»

Bernard Thomasson : «C’est pas très rassurant, ce que vous dites, parce que le G20 nous dit on va…»

Marc Fiorentino : «C’est ce que j’allais vous dire, le G20 nous dit ça depuis deux ans, je voudrais vous demander …»

Bernard Thomasson : «C’est peut-être long à mettre en place, non ?»

Marc Fiorentino : «Je voudrais vous demander ce qui a été fait depuis deux ans. On nous a dit : «on va lutter contre les hedge funds», la semaine dernière les chiffres sont parus sur les hedge funds, ils n’ont jamais autant collecté d’argent que cette année, ils sont proches de leurs records. «On va lutter contre les bonus», l’année dernière a été l’année record pour les bonus. «On va lutter contre les paradis fiscaux» : ils sont toujours là, ils sont juste passés de noir à gris puis de gris à blanc, on ne sait pas par quel miracle. «Et on va lutter pour la réglementation financière», et on vient d’assister au G20 finance ce week-end, et à la sortie du G20 finance, quel a été le communiqué ? Le communiqué a été de dire : on ne s’est mis d’accord sur rien, parce que notamment le Japon, le Canada, et l’Australie ont dit : aucune réglementation financière.»

Bernard Thomasson : «Donc les politiques nous mentent.»

Marc Fiorentino : «Les politiques nous mentent, les politiques nous abreuvent d’histoires. On a vu combien de G20, combien de déclarations d’Obama depuis qu’il est là en disant : “Attention Wall Street, tremblez, voilà, j’arrive” ? Il avait dit ça, c’était son premier discours dès qu’il avait été intronisé, il avait dit qu’il lutterait contre les bonus, et il se trouve que les bonus ont été les plus élevés»

Bernard Thomasson : «Imaginez ce que pensent les gens qui nous entendent en ce moment, ils vont se dire, mais qu’est-ce qu’il faut faire, il faut faire la révolution, il faut aller brûler des banques, faut… ?»

Marc Fiorentino : «Je suis toujours assez surpris de voir que finalement il n’y a jamais de manifestations devant les banques, je trouve ça assez étonnant.»

Bernard Thomasson : «Voilà, Marc Fiorentino, moi je suis surpris de vos propos, vous qui avez dirigé des banques américaines en Europe…»

Voilà. Et c’est un expert de la finance qui le dit. Les politiques nous mentent, les politiques sont des escrocs, les politiques ne sont là que pour mettre en place ce que les dogmes du libéralisme prévoient.

La crise financière, provoquée par la cupidité insatiable des banksters, ce sont les contribuables, les électeurs ordinaires, qui vont la payer, trois fois : une première fois en cash, pour boucher les trous en urgence. Une deuxième fois par la crise économique qui en découle. Et une troisième fois par le sabotage de ses services publics et sociaux “nécessaire” pour résorber le déficit creusé par la “crise”. Et pendant le déroulement du hold-up, les Sarkozy, les Lagarde et les Woerth monopolisent l’antenne pour expliquer que l’affaire est sous contrôle et qu’ils travaillent dans l’intérêt des gens.

Dans un pays comme la Grèce, le phénomène est très accéléré. La stupidité et la cupidité de ses dirigeants, conseillés par Goldman Sachs, a poussé le pays à la faillite. Sous prétexte de résorber le déficit budgétaire, les “Grecs d’en bas”, qui n’y sont pour rien, vont devoir payer de leurs salaires, de leurs retraites, de leurs services publics, le fruit des malversations de leurs dirigeants et des banksters.

De même la raison principale du sabotage programmé des retraites françaises n’est pas la démographie ou autres foutaises dont on nous abreuve pour faire passer la pilule, c’est la volonté de ne pas déplaire aux marchés financiers et en particulier aux agences de notation (dont l’incompétence, la corruption et la responsabilité dans la crise sont notoires) afin de continuer à pouvoir emprunter de l’argent à un taux bas.

Fiorentino l’a dit clairement, les Obama, les Sarkozy, ont brassé de l’air à grand moulinets, mais ils n’ont strictement rien changé ! Ils n’en avaient d’ailleurs aucune envie, leur seul but était de détourner l’attention des électeurs. La situation des financiers est strictement la même qu’avant la crise, leurs objectifs et leurs moyens sont strictement les mêmes. Et ce sont toujours eux qui dictent leur loi au reste du monde.

L’objectif reste à la croissance et au crédit infinis.

Et tout le monde s’en fout.

Nos politiques ? Les rois de l’enfumage et de la diversion : pendant qu’ils couvrent les agissements des banksters, et aiguisent en douce leurs couteaux contre les retraites, ils viennent de lancer, suivis en masse par l’ensemble de la presse, un débat psychédélique : «peut-on conduire avec une burqa ?» Ou alors, variante : «peut-on aller aux putes quand on est dans l’équipe de France de foot ?»

Certes, l’histoire les jugera. Mais en attendant, sommes-nous si cons que ça ? En Grèce, la révolte gronde. Un peu. Allons-nous attendre sagement que notre tour vienne ? Attendre passivement la prochaine «crise» ? Allons nous remplacer Sarkozy par DSK, qui est peut-être encore pire ? A quand, sinon la révolution, du moins, pour commencer, la première manifestation devant une banque ?