J’ai passé mon enfance à contempler une petite rivière au fond du jardin de mes parents : la Chézine. On racontait que les jours pluvieux, elle charriait parfois quelque cadavre, et qu’il valait mieux ne pas le voir car on risquait de se faire attraper par le meurtrier!
Mis à part ces auto-frayeurs d’enfants, la Chézine est par endroit bordée de saules, protecteurs et invitant à la sieste. Cet arbre porte-bijoux y fait référence. Mais comme tu le vois, c’est un jeune saule : ses branches ne touchent pas le sol. Ca m’étonnerait qu’elles se mettent à pousser. Sans-doute ne veut-il pas que tes bijoux traînent dans l’eau…



